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Un ancien pompier de Marolles-les-Braults condamné pour harcèlement sexuel

Pendant plus de deux ans, le prévenu a harcelé sexuellement ses collègues féminines en leur envoyant plusieurs messages.
Pendant plus de deux ans, le prévenu a harcelé sexuellement ses collègues féminines en leur envoyant plusieurs messages. (©Pixabay, illustration )

Un jeune homme âgé de 27 ans, ancien pompier à Marolles-les-Braults (Sarthe), a été condamné à 8 mois de prison pour harcèlement sexuel, vendredi 8 octobre 2021, par le tribunal du Mans.

Poursuivi également pour corruption de mineur de moins de quinze ans et de plus de quinze ans, il a été relaxé pour ces faits.

Messages et photos intimes

Pendant plus de deux ans (de 2016 à 2018), il a harcelé sexuellement ses collègues féminines en leur envoyant plusieurs messages au contenu sexuellement explicite, mais aussi plusieurs photos intimes de lui.

Selon une de ses collègues, le 4 décembre 2018, il va plus loin et lui met la main aux fesses. La femme agressée sexuellement dépose plainte et l’affaire conduit au renvoi du jeune pompier.

En 2017, le jeune pompier âgé de 22 ans fait la connaissance d’une jeune fille sur internet qui se présente à lui comme âgée de 17 ans. Au fil des échanges, il finit par lui envoyer, à elle aussi, des photos intimes de lui et des messages sexuellement explicites.

Cette relation virtuelle devient concrète dans un hôtel où la jeune fille, qui a en réalité 14 ans, accepte de rencontrer le jeune pompier et consent à avoir une relation sexuelle avec lui le jour de son anniversaire.

Mais l’étrange idylle se termine très vite et le jeune pompier éconduit inonde alors de messages et de photos aux contenus sexuellement explicites la fille mineure de 15 ans. Cette dernière a déposé plainte et déclaré avoir été menacée par le jeune pompier.

« Juste des bises »

À l’audience, le prévenu reconnaît les faits de harcèlement qui lui sont reprochés, mais nie avoir mis la main sur les fesses de son ex-collègue, même s’il se définit comme « tactile » et déclare ne lui avoir fait « que des bises pour se dire bonjour ».

Il nie aussi avoir menacé la fille mineure estimant avoir plutôt été l’objet de menaces de sa part et reconnaît avoir continué à lui envoyer des messages malgré le refus de la mineure de continuer à le voir.

« Ça n’a rien changé à votre comportement de savoir qu’elle avait 15 ans, êtes-vous conscient qu’il s’agit d’un harcèlement ? », demande le juge à l’ancien pompier qui finalement reconnaît les faits et s’excuse. Il explique qu’il « ne connaissait pas les lois ».

« Dangerosité intermédiaire »

Le prévenu, qu’un expert définit d’une « dangerosité intermédiaire » car « attiré par les jeunes filles, avec un risque de passer de nouveau à l’acte », reconnaît avoir des problèmes qu’il explique par son vécu.

En primaire, une jeune fille lui avait baissé son pantalon, au collège il avait été incité par d’autres élèves à se montrer nu sur internet, et, jeune adulte, il a dépensé plus de 6 000 € sur un site de rencontre où, selon ses propres mots : « La fille faisait des choses contre de l’argent. »

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a souligné que l’ensemble des auditions des victimes « revêtent le même caractère de précision ». Il a requis à l’encontre du prévenu un an de prison avec sursis probatoire de deux ans assorti d’une obligation de soins.

Le procureur a par ailleurs demandé l’inscription du prévenu au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FJAIS) ainsi que l’interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs.

L’avocate de la défense a pour sa part affirmé que son client – « qui n’avait pas les codes » – a compris et déclare faire attention désormais. « Je pense qu’il a reproduit ce qu’on lui a imposé », a-t-elle déclaré, non sans reconnaître le comportement déviant de son client.

Relaxé pour les faits de corruption de mineur, l’ancien pompier a néanmoins été reconnu coupable des faits de harcèlement et condamné à 8 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans.

Il a l’obligation de suivre des soins et interdiction d’entrer en contact avec les victimes. Il écope aussi d’une interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs pendant 10 ans.

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