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Joe Biden reçoit Uhuru Kenyatta à Washington et promet des dons de vaccins pour l’Afrique

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Le président américain Joe Biden a reçu, jeudi, à la Maison Blanche son homologue kényan, Uhuru Kenyatta. Le président démocrate a affiché sa volonté de « renforcer les liens avec les pays d’Afrique » et annoncé le don de 17 millions de doses de vaccins anti-Covid à l’Union africaine.

Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, est devenu le premier chef d’État africain à être invité à la Maison Blanche par Joe Biden, jeudi 14 octobre. Le président américain a profité de cette rencontre pour annoncer de nouveaux dons de vaccins anti-Covid.

Les États-Unis vont ainsi envoyer 17 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson à l’Union africaine, en plus des 50 millions de doses déjà envoyées à l’organisation, a fait savoir le président démocrate, dans le Bureau ovale, avant son entretien avec son hôte.

Au total, Washington a promis de faire don de plus de 1,1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19 aux pays les plus pauvres.

Climat, transparence financière et sécurité au programme

Outre ce don, Joe Biden a répété sa volonté de « renforcer nos liens avec le Kenya et les pays d’Afrique de manière générale ».

« Nous allons aussi parler du renforcement de la transparence financière », a prévenu le président américain.

Cette rencontre intervient après les révélations des Pandora Papers. Cette vaste enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) affirme notamment que Uhuru Kenyatta – qui dit vouloir combattre la corruption – possède secrètement avec six membres de sa famille un réseau de onze compagnies offshore, dont l’une possède des actifs évalués à 30 millions de dollars.

Devant les journalistes, Joe Biden a aussi indiqué vouloir parler avec le président kenyan de la manière de « renforcer la sécurité et la paix » dans la corne de l’Afrique, zone particulièrement instable du continent. Le Kenya a pour voisins la Somalie, plongée dans le chaos depuis vingt ans et où sévissent les Shebab, affiliés à Al-Qaïda ; et l’Éthiopie, théâtre d’un sanglant conflit dans la région du Tigré.

Le président américain a aussi mentionné la volonté de discuter du changement climatique. Uhuru Kenyatta a souligné, à cet égard, que le continent africain était « celui qui émettait le moins, mais qui payait le plus lourd prix ».

Le grand plan d’investissements international sur le tapis

De son côté, le président du Kenya a évoqué le commerce parmi les points devant être discutés avec Joe Biden.

L’administration Trump avait entamé avec le Kenya des discussions sur un accord de libre-échange mais l’équipe de Joe Biden n’a, selon Nairobi, pas encore repris les négociations.

Le Kenya s’inquiète de voir approcher la date d’expiration, en 2025, d’un accord qui dispense très largement ses exportations vers les États-Unis de droits de douane.

Mais là où son prédécesseur Donald Trump ne jurait que par les négociations commerciales bilatérales, Joe Biden affiche jusqu’ici plutôt une grande retenue en la matière.

Un haut responsable de l’administration Biden a fait savoir, lors d’une conférence téléphonique, que Washington « continuait à travailler » avec Nairobi sur « la meilleure voie à suivre » concernant les questions de commerce. Il a toutefois souligné qu’un accord de libre échange n’était qu’un « exemple » parmi d’autres options, et évoqué le grand plan d’investissements international présenté au dernier G7 par Joe Biden.

Ce dernier ambitionne de fédérer la communauté internationale autour d’un programme de développement économique pouvant s’opposer aux « routes de la soie », la vaste offensive mondiale de la Chine dans les infrastructures, qui voit Pékin multiplier les investissements dans les pays en développement.

Avec AFP



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