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Sud

GRAND AVIGNON Après quatre années de travaux de restauration, l’opéra rouvre ses portes

Le théâtre à l’italienne de l’opéra du Grand Avignon a été rénové (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Quatre ans, c’est long, mais il fallait ça pour « à peu près tout refaire », résume le directeur de l’Opéra du Grand Avignon Frédéric Roels, mercredi soir lors de l’ouverture en avant-première du lieu à la presse et aux riverains, à la veille de l’inauguration officielle. 

Une opéra-théâtre à l’italienne, construit en 1847 sur les cendres de son prédécesseur, d’une vingtaine d’années plus vieux, ravagé par un incendie en 1846. Conçu par Léon Feuchère, à qui on doit la mairie d’Avignon toute proche et la préfecture du Gard, entre autres, l’opéra actuel « a connu de nombreuses rénovations tout au long de son histoire, mais jamais aussi importantes », explique le directeur. 

Il faut dire que tout ou presque a été repris, du sol au plafond : la scène, la cage de scène, les fondations, la toiture, l’accessibilité, le chauffage et globalement tous les réseaux d’aération, le hall, la façade, et même la création d’une nouvelle salle basse, la salle des Préludes, c’est peu dire que l’opéra a été rénové.

La nouvelle salle des Préludes, créée lors de la rénovation (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« C’est un opéra magnifique, et magnifié », note le président du Grand Avignon Joël Guin, jeudi soir lors de l’inauguration, « un lieu où tout a été modernisé. » « C’est une véritable renaissance pour ce lieu, depuis toujours le coeur battant de l’art lyrique et symphonique d’Avignon », ajoute la maire d’Avignon Cécile Helle. Des propos partagés par le préfet Bertrand Gaume. 

La fresque sur le plafond a aussi été rénovée, et surplombe un lustre qui vaut à lui tout seul le détour. 626 pièces, 5m50 de haut, 550 kilos : le lustre, créé par la designer Sylvie Maréchal, est trois fois plus gros que l’original. Autant dire que son installation a été un véritable défi.

Le fameux lustre de l’opéra (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

En tout, 24,4 millions d’euros auront été nécessaires, dont 19,4 millions rien que pour l’opéra, 2,8 millions pour l’agrandissement des bâtiments annexes de Courtine et 2,2 millions pour la construction de l’Opéra Confluence. Le Grand Avignon a pris 20,7 millions à sa charge, et l’État (1,7 million), le Département de Vaucluse (838 000 euros), la Ville d’Avignon (935 000 euros) et le mécénat (146 000 euros) ont complété le tour de table.

Il fallait bien ça pour redonner son lustre d’antan à l’opéra-théâtre, qui a repris du service dès jeudi soir, avec Maestoso par l’Orchestre national Avignon-Provence. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com





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