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Sports

Ex de Malherbe. Au SM Caen, Emmanuel Rival a écrit les plus belles pages de sa carrière

Emmanuel Rival aura passé sept saisons sous les couleurs du SM Caen (Calvados). Archives
Emmanuel Rival aura passé sept saisons sous les couleurs du SM Caen (Calvados). Archives (©NC/Liberté.)

Pendant sept ans et 198 rencontres, Emmanuel Rival fut l’une des pièces-maîtresses du milieu de terrain du SM Caen (Calvados). « Je n’y ai que des souvenirs positifs. Peut-être les meilleurs de ma carrière de joueur car je n’y ai connu que de belles personnes. Le Stade Malherbe a une grande importance pour moi », résume-t-il. « À Venoix, le public nous portait. On sentait sa ferveur tant il était proche de nous. Une ambiance extraordinaire. On se serait cru en Angleterre ! À d’Ornano, c’était différent mais le changement d’enceinte était nécessaire ». 

« On devait cirer les chaussures (des anciens) »

Repéré alors qu’il n’était encore que stagiaire à l’INF qui venait de quitter Vichy pour Clairefontaine, Emmanuel Rival rejoint un Stade Malherbe qui, exsangue, doit laisser filer ses meilleurs joueurs pour renflouer ses caisses. Dont Graham Rix, envoyé au Havre AC. 

L’équipe comptait, quand même, quelques éléments de caractère. Graham savait motiver les joueurs. Il était gentil avec les jeunes que nous étions. C’était encore une époque où on devait cirer les chaussures, porter les bouteilles d’eau et frapper à la porte du vestiaire pour y entrer.

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Pari réussi : le club réussit la meilleure saison de son histoire en se qualifiant pour la Coupe d’Europe. « Daniel [Jeandupeux, l’entraineur, ndlr] a été le premier à me faire signer professionnel. Un grand monsieur doublé d’un grand tacticien qui n’avait pas peur de faire confiance aux jeunes. Pierre [Mankowski, ndlr], lui, était plus distant mais il savait toujours trouver les mots justes. Souvent, il me disait que j’étais le métronome de notre jeu et que c’était à moi de donner le tempo ». 

Sept ans sous les couleurs malherbistes

Une fois les crampons raccrochés après deux saisons au Nîmes Olympique, Emmanuel Rival reviendra au SM Caen pour y devenir l’entraîneur des moins de dix-huit ans. « Je n’ai pas un cursus scolaire très conséquent. À l’âge immature qui était le nôtre, le foot passait avant nos études. Je ne savais pas ce que j’allais faire après la fin de ma carrière. Par connaissance, j’ai commencé à encadrer des équipes de jeunes dans un petit club près de Nîmes. Sans savoir si j’avais l’âme d’un éducateur ou si j’allais préparer mes diplômes ». 

Son chemin se poursuit au FC Perpignan, au Mans FC mais surtout à l’AS Cannes. Toujours avec les moins de dix-huit ans :

Mon objectif premier a toujours été de transmettre tout ce que j’ai appris et voir comment mon groupe allait s’en saisir pour évoluer. À l’AS Cannes, étant donné que nous étions entourés de clubs très prestigieux, nous n’avions pas le premier choix en termes de joueurs à recruter mais il fallait, tout de même, maintenir nos équipes au niveau national car tout pouvait s’arrêter du jour au lendemain.

Manu RivalAncien joueur du SM Caen

Un nouveau défi à l’US Mandelieu

En 2004, le club cannois perd en effet son statut professionnel. Son centre de formation ferme ses portes deux ans plus tard pour devenir un centre de vie qui disparaîtra en 2016. « Je me suis demandé ce que j’allais à faire. Ma femme était originaire de la région et ma fille était encore enfant. J’avais le choix entre changer de métier ou rebondir dans une structure amateure. J’ai privilégié ma vie de famille ».


Depuis un an, Emmanuel Rival est l’entraîneur de l’US Mandelieu – La Napoule. Avec quatre défaites en autant de journées de championnat, le club occupe la dernière place de sa poule de National 3. « Notre effectif a été renouvelé à cinquante pourcent et plusieurs de nos cadres sont blessés. D’un week-end à l’autre, je n’ai jamais la même équipe. Certains joueurs n’évoluent pas à leur poste. On manque de profondeur de banc ». Malgré tout, l’ancien malherbiste veut encore croire au maintien. « On a un bon état d’esprit. On va bien finir par récupérer nos blessés et à recruter un ou deux nouveaux joueurs. Et puis, on va travailler ».

Souvenirs de Malherbe. « À Caen, j’ai trouvé une famille »

Emmanuel, quel est le meilleur joueur que vous ayez côtoyé au SM Caen ?
Stéphane Paille était très protecteur avec nous. Il savait nous encadrer mais il y avait Xavier Gravelaine ou Benoît Cauet. Je m’identifiais à lui parce que, tous les deux, on évoluait au même poste. Aux entraînements, on se tirait la bourre !
Votre meilleur souvenir ?
Mon premier match de championnat au Havre AC. Le terrain était gelé. On connait la rivalité qui oppose les deux clubs et notre victoire [1-0, ndlr] restera gravée.
Et, enfin, un mot pour définir le Stade Malherbe …
Chaleureux. Il a lancé ma carrière même si j’ai fait tout ce qu’il fallait pour signer pro. J’ai trouvé une famille. On m’avait mis dans les meilleures dispositions pour que je réussisse.

RIVAL Emmanuel
Né le 15 février 1971 à Nantes.
Poste : Milieu défensif
Parcours de joueur : SM Caen (1991-1998), ES Troyes (1998-2000), Nïmes Olympique (2000-2002). Parcours d’entraîneur : U18 SM Caen (2002-2004), FC Perpignan (2004-2005), Le Mans FC (2005-2006), AS Cannes (2006-2016), FC Mougins, US Mandelieu (depuis 2020)

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