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En bref

Boxe Thaï : Samy Sana, une légende à la longévité incroyable

Samy Sana, multiple champion du monde de boxe thaïlandaise, s’est construit une riche carrière à l’étranger avant d’être reconnu comme il se doit en France.

Difficile d’être prophète dans son pays. Samy Sana, qui dispute le One First Strike vendredi, l’a longtemps compris. Agé de 32 ans, le natif du 12e arrondissement de Paris, impressionnant longiligne d’1,90m pour 70kg, a d’abord dû se faire une carrière loin de chez lui pour ensuite prendre du galon et devenir le meilleur de la planète de sa catégorie dans sa discipline.

Pourtant, tout a commencé dans la capitale française. «J’ai commencé dans un petit club dans le 17e. C’est un ami qui m’a fait découvrir, se rappelle Samy Sana. Plus jeune, je faisais du foot mais j’ai tout de suite accroché avec le Muay-Thaï. J’ai fait mon premier combat quelques mois après. Ça s’est soldé par un KO au premier round, et c’est là où j’ai compris que j’étais fait pour ça.»

Une puissance mais surtout un «Fight IQ» que ses entraîneurs vont rapidement déceler chez le Franco-algérien. «L’entraîneur de cette salle de sport m’a conseillé d’aller au Phénix Muay Thaï, un club professionnel dans le 13e arrondissement. Et c’est là où c’est parti.»

Gagner et transmettre

Et c’est parti à vitesse grand V pour Samy Sana qui, entraîné par Alassane Gaye et Bernard Degretin notamment, va rapidement enchaîner les succès et se faire un nom dans l’une des plus prestigieuses disciplines des sports de combat. Et en 2013, il décrochera son premier titre mondial avant d’en décrocher d’autres dans de prestigieuses organisations comme Oktagon Bellator en 2017.

Entre titres nationaux et internationaux, celui qui avait comme source d’inspiration d’anciennes gloires comme Karim Saada, Jamel Yacouben et Farid Villaume, va aussi réussir des performances incroyables comme celle de 2019 lorsqu’il devient le premier combattant français à battre Yodsanklai Fairtex, la star thaïlandaise qui restait sur 32 victoires consécutives. De quoi asseoir sa légitimité au pays du «Muay» mais aussi dans le monde.

Mais que les fans se rassurent, il n’est pas question de raccrocher tout de suite. Malgré une année compliquée suite à la pandémie de Covid-19 qui l’a empêché de combattre autant qu’il l’aurait souhaité, Samy Sana, qui a créé sa marque de vêtement mais aussi un événement de boxe thaïlandaise au nom de S47S, est toujours aussi animé. «Je continuerai jusqu’à ce que ma santé tienne. Il n’y a pas d’âge. C’est l’envie qui prime et surtout si le corps suit», a-t-il lancé.

Reste que le trentenaire pense évidemment à son après carrière malgré tout. En tant que véritable représentant du «Muay», Samy Sana souhaite transmettre sa passion pour sa discipline en prodiguant ses conseils. Un héritage qu’il a déjà commencé à délivrer à certains jeunes. «Arrivé à ce stade de ma carrière, je pense à la relève, je ne pense pas qu’à moi, a-t-il expliqué. J’ai essayé de faire évoluer le Muay. Il faut garder la continuité de notre sport. J’ai l’œil sur les petits jeunes, la relève. On essaie de les faire boxer de leur donner une chance de briller.» En plus d’une légende, c’est un véritable ambassadeur que le Muay Thaï possède avec Samy Sana.

L’interview de Samy Sana pour L’Arène Podcast





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